Conseil municipal du 8 avril 2026 : ce qu’il faut retenir

Deuxième séance du mandat, marquée par plusieurs échanges qui donnent le ton d’une opposition vigilante sur les petits comme sur les grands dossiers : arrêts de bus, acquisitions foncières, gouvernance du Campus de Bissy et sort d’une association locale.

Arrêts de bus : cinq questions de Jeannie Loiseau

Le conseil approuve une demande de subvention à la Région Occitanie pour la mise aux normes PMR des arrêts de bus de la rue des Sept Chênes, pour un coût total de 47 741,42 € HT.

Jeannie Loiseau ne se contente pas d’une remarque : elle enchaîne cinq questions sur ce seul point. Elle demande d’abord s’il existe d’autres arrêts non conformes recensés sur la commune — le maire renvoie à la mise à jour en cours du plan d’accessibilité (PAVE). Elle suggère ensuite de négocier les tarifs si plusieurs arrêts devaient être traités ensemble, demande si une entreprise particulière est sollicitée, attire l’attention sur le bon positionnement de l’arrêt selon que le bus contourne ou non le rond-point, et interroge enfin sur une éventuelle concertation avec les chauffeurs et les sociétés de transport avant travaux — une vigilance méthodique sur un dossier pourtant modeste en montant.

Une parcelle payée quatre fois plus cher qu’annoncé

Le conseil abroge la délibération de 2025 fixant l’acquisition de la parcelle BL 08 à 2 500 € et approuve un nouveau prix de 13 310 €, le vendeur ayant revu ses conditions après le décès de son précédent interlocuteur.

Le prix au mètre carré passe ainsi de 1,88 € à 10 €. Christopher Tasti s’interroge sur l’absence de négociation face à une telle hausse et estime qu’en montrant moins d’empressement pour cette acquisition, la mairie aurait pu faire baisser le prix, la parcelle n’étant selon lui pas la plus prisée du secteur en termes de passage. Le maire ne partage pas cette analyse : il juge au contraire que plus la commune aurait attendu, plus le prix aurait grimpé, et met en avant l’intérêt de préempter ce type de petites parcelles, via l’EPF Occitanie, pour éviter leur découpage entre espace urbain et espace naturel. Christopher Tasti est le seul à s’abstenir sur ce point.

Bissy : une opposition écartée de la gouvernance du SPIC

Le conseil désigne les représentants au conseil d’exploitation du Campus de Bissy, sans siège pour l’opposition.

Christopher Tasti demande une représentation de l’opposition au sein de cet établissement stratégique. Le maire reconnaît que la présence d’un élu d’opposition « aurait pu être pertinente », mais objecte que le SPIC est appelé à disparaître sous trois mois — un délai qui, avec le recul, s’avérera nettement optimiste. Tasti, Loiseau et Roguez s’abstiennent.

Une vente de Bissy annoncée… mais pas signée

En questions diverses, le maire confirme qu’aucun compromis de vente du Campus de Bissy n’est signé à ce stade, contrairement à ce que la communication municipale avait pu laisser entendre.

Alexandre Arguel met en évidence cette contradiction. Le maire admet que la mention d’un compromis « signé » relevait d’une anticipation et qu’il aurait fallu attendre avant de communiquer — un premier accroc de méthode qui refera surface lors du conseil du 23 avril.

Budget, véhicules électriques, voirie : la vigilance continue de Jeannie Loiseau

Le conseil prend acte de la présentation du rapport d’orientation budgétaire 2026 et tient le débat d’orientation budgétaire correspondant.

Jeannie Loiseau demande des précisions sur la stratégie budgétaire et la progression de la masse salariale, puis sur le remplacement programmé de véhicules communaux thermiques par des véhicules électriques et l’inclusion des bornes de recharge dans le chiffrage. Elle signale par ailleurs l’état dégradé d’une route du secteur Colline II, dont la chaussée est déformée par des racines de pins déjà endommagées par des travaux de réseau — un dossier que le maire reconnaît sensible entre défenseurs des arbres et partisans de leur arrachage.

Les Copains d’abord : un départ précipité

Le maire justifie l’éviction de l’association Les Copains d’abord du centre Fernand Arnaud par des non-conformités de sécurité incendie et l’installation temporaire de services municipaux dans le bâtiment.

Christopher Tasti pointe l’incohérence du calendrier : la convention d’occupation était valable jusqu’au 13 mai 2026, mais l’association a dû quitter les lieux dès le 20 mars, sans solution de relogement équivalente. Il demande si cette situation est définitive ; la mairie indique que le dossier reste en suspens. Le maire accuse par ailleurs l’association d’avoir fait pression pendant la campagne électorale, évoquant un document du 19 avril détaillant les positions des trois candidats aux municipales assorti d’une menace d’en informer tous les adhérents — une accusation à laquelle Jeannie Loiseau, membre du groupe d’opposition de Christopher Tasti, prend ses distances en séance, regrettant l’absence d’une rencontre et d’une explication orale plus humaines avec les représentants de l’association avant la décision.

Une séance sans grand débat institutionnel, mais où l’opposition — dans ses deux composantes — a multiplié les points de vigilance concrets, sur les chiffres comme sur les méthodes, avec une constance particulière de Jeannie Loiseau sur les dossiers du quotidien.

Sources

  • PV du conseil municipal du 8 avril 2026 (fichier : PV_CM_08042026.pdf)
  • PV du conseil municipal du 23 avril 2026, pour l’épisode du compromis de vente de Bissy qui y trouvera son prolongement (fichier : PV_CM_23042026.pdf)

Le procès-verbal de la séance

Le PV officiel de cette séance est consultable directement ci-dessous, sans téléchargement.

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